
Kinshasa (NET24)— Le Ministère des Finances a apporté des clarifications officielles face aux allégations et interprétations circulant autour de la mise en œuvre des nouvelles plaques d’immatriculation sécurisées en République démocratique du Congo. Cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence, de responsabilité publique et d’information correcte des citoyens.
Selon le Ministère, la réforme du système d’immatriculation répond à une nécessité impérieuse de mettre fin à l’anarchie observée dans le secteur, caractérisée par l’absence d’un cadre contractuel clair. Cette situation avait favorisé l’émergence d’un marché parallèle des plaques d’immatriculation, avec des risques avérés pour la sécurité publique et la traçabilité des véhicules.
Le processus de réforme, initié en 2022, a toutefois connu des obstacles dûment documentés. En raison notamment de l’absence d’une étude de faisabilité préalable et de divergences techniques entre les sociétés impliquées, le Ministère des Finances avait décidé d’interrompre le processus initial, dans le but de préserver l’intérêt général et d’assurer la conformité aux normes en vigueur.
Le Ministère réfute par ailleurs les allégations faisant état de changements techniques inappropriés ou de violations présumées de la loi. Il précise que le Dossier d’Appel d’Offres a été élaboré dans le strict respect des exigences légales, tout en garantissant la continuité des choix techniques retenus.
Toute accusation d’opacité ou de conflit d’intérêts dans l’attribution du marché est également rejetée. Les autorités indiquent que le contrat relatif aux nouvelles plaques a été dûment approuvé par la Première Ministre et que l’ensemble du processus s’est déroulé conformément aux principes de transparence et de bonne gouvernance.
Concernant la structure des coûts, le Ministère des Finances corrige plusieurs inexactitudes relayées dans l’opinion. Il précise que le montant réel de 65 dollars américains par plaque intègre divers coûts techniques et opérationnels, et qu’aucun intermédiaire privé n’intervient dans la fixation ou la perception du prix.
En outre, le changement des plaques d’immatriculation n’est pas obligatoire pour tous les véhicules à ce stade. Une période transitoire d’une durée d’un an a été prévue, durant laquelle les anciennes plaques demeurent valables.
Enfin, le Ministère des Finances réaffirme son attachement aux principes de transparence et de bonne gouvernance. Il invite toute personne intéressée à consulter la documentation disponible relative à ce marché, en vue d’un débat public éclairé et fondé sur des informations vérifiées.
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