
Kinshasa, 20 mai 2026 (NET24).- Le Chef de service de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Christophe Bitasimwa, a annoncé, mercredi à Kinshasa, le lancement de la vulgarisation du contrôle systémique, une réforme présentée comme une avancée majeure dans la modernisation du contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le responsable de l’IGF a exposé la nouvelle vision de son institution axée sur la digitalisation des mécanismes de contrôle, la transparence financière et la prévention des détournements des deniers publics.
Selon Christophe Bitasimwa, le contrôle systémique constitue une innovation appelée à transformer en profondeur les pratiques de surveillance financière, en permettant un suivi en temps réel des flux financiers de l’État.
« Lorsqu’il y a toutes les informations, nous pouvons contrôler au premier degré avant même l’intervention de l’IGF dans le cadre de la contre-vérification », a-t-il déclaré.
Abordant la situation de la ville de Kinshasa, le Chef de service de l’IGF a rassuré que les opérations de contrôle se poursuivent normalement dans plusieurs secteurs, notamment celui des infrastructures, où un suivi permanent des dépenses publiques et de l’exécution des projets est assuré.
Il a indiqué que l’IGF entend se connecter progressivement à l’ensemble des circuits financiers afin de garantir une meilleure maîtrise des flux, condition essentielle pour un contrôle efficace des finances publiques.
« L’IGF ne peut pas contrôler efficacement les finances publiques si elle ne maîtrise pas les flux financiers », a-t-il insisté.

Le responsable de l’IGF a également souligné que la digitalisation constitue un levier indispensable pour renforcer la transparence, prévenir les fraudes et améliorer l’efficacité des missions de contrôle.
Concernant les risques liés à la cybersécurité, Christophe Bitasimwa a assuré que des mesures appropriées seront mises en place pour sécuriser les systèmes informatiques et protéger les données financières de l’État, conformément aux standards modernes.
Il a précisé que le logiciel dédié au contrôle systémique intégrera des dispositifs de protection adaptés et évolutifs, afin de répondre aux exigences technologiques actuelles.
Par ailleurs, le Chef de service de l’IGF a relevé que les finances publiques congolaises présentent des indicateurs encourageants, malgré les défis persistants, chiffres à l’appui.
Revenant sur la portée de la réforme, il a précisé que le contrôle systémique ne marque pas la fin de la patrouille financière, mais en constitue une version modernisée et améliorée.
« Le contrôle continue », a-t-il martelé.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre du plan triennal 2026-2028 de l’IGF, dont la mise en œuvre se fera de manière progressive, parallèlement à la digitalisation des services publics.

Enfin, Christophe Bitasimwa s’est félicité de l’initiative visant la création d’un Tribunal pénal économique et financier ainsi que d’un parquet spécialisé, estimant qu’il s’agit d’une avancée significative dans la lutte contre les crimes économiques et financiers en République démocratique du Congo.
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