
Kinshasa, 25 juin 2026 (NET24).- La réforme des entreprises publiques en République démocratique du Congo, initiée par la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, à travers l’Arrêté ministériel n°001 du 11 avril 2026, est saluée comme une avancée majeure dans l’amélioration de la gouvernance publique et la dépolitisation de la gestion des sociétés de l’État.
En instaurant un processus compétitif et rigoureux pour la sélection des mandataires publics au sein de quinze entreprises stratégiques, cette initiative marque une rupture significative avec les pratiques antérieures souvent caractérisées par des nominations à caractère politique. Désormais, le gouvernement privilégie les critères de compétence, d’expérience et d’intégrité dans la désignation des dirigeants des entreprises publiques.
Pendant plusieurs décennies, la gestion des sociétés du portefeuille de l’État a été fragilisée par des logiques de partage politique des postes de responsabilité. Cette situation a contribué à l’affaiblissement de plusieurs entreprises, autrefois considérées comme des piliers de l’économie nationale, les exposant à des contre-performances préjudiciables au Trésor public.
La réforme engagée par la ministre Julie Shiku vise à corriger ces dérives en mettant en place un cadre transparent fondé sur l’appel public à candidatures. Ce mécanisme impose désormais aux postulants de démontrer leurs compétences techniques et managériales pour prétendre diriger des entreprises telles que la Gécamines, la Regideso, la SNEL ou encore l’Onatra.
Le texte consacre notamment plusieurs principes essentiels, dont l’égalité des chances à travers une sélection basée sur des critères objectifs, l’exigence d’une intégrité morale irréprochable et le renforcement de la technicité grâce à l’intervention d’un Comité de recrutement appuyé par des experts indépendants.
À l’issue du processus, seuls les trois meilleurs profils sont retenus et soumis à l’appréciation du Président de la République pour nomination par ordonnance présidentielle. Les autres candidats finalistes sont intégrés dans une base de données, constituant ainsi une réserve de compétences mobilisables pour de futures responsabilités.
Au-delà de l’amélioration de la gouvernance, cette réforme est perçue comme un signal fort adressé aux partenaires économiques et financiers de la RDC. En renforçant la transparence et la performance à la tête des entreprises publiques, le gouvernement entend consolider la crédibilité du pays et stimuler l’attractivité des investissements.
Les observateurs estiment que cette initiative constitue un levier important pour la relance économique, dans la mesure où les entreprises concernées, notamment dans les secteurs des transports, de l’énergie et des mines, occupent une place stratégique dans le développement national.
La réforme du portefeuille de l’État est ainsi appelée à bénéficier du soutien des différentes composantes de la société congolaise, en vue de promouvoir une gouvernance axée sur la compétence, la performance et le patriotisme économique.





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