
Lorsqu’il prend les commandes du Ministère de la Fonction Publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, Jean-Pierre Lihau hérite d’un appareil d’État lourd, fragmenté, miné par les doublons administratifs et les « fictifs » qui siphonnent les ressources publiques. Très vite, le Vice-Premier Ministre fait le choix d’une approche directe : reconstruire la Fonction Publique à partir de ses fondations, en rétablissant la discipline administrative et en revalorisant la carrière du fonctionnaire, longtemps relégué au second plan dans les politiques publiques congolaises.
Assainir pour restaurer la crédibilité de l’État
La première étape a consisté en l’assainissement du fichier national des agents publics.
Un audit biométrique lancé à l’échelle du pays a permis d’identifier des milliers d’agents fictifs, des doublons, ainsi que des cas de détournement systématique des salaires.
Conséquence directe : des économies importantes pour l’État et, surtout, un message politique clair – la Fonction Publique n’est plus un espace d’informalité et de rente.
La mécanisation : redonner une existence administrative à ceux qui travaillent réellement
Pendant des années, des dizaines de milliers d’agents ont servi l’État sans être officiellement reconnus dans la chaîne de paie. La mécanisation progressive initiée sous Lihau a mis fin à cette injustice structurelle.
En régularisant leur situation, le VPM a rétabli la dignité professionnelle des fonctionnaires et réaffirmé une règle simple : travailler pour la République doit ouvrir droit à rémunération et statut.
Réinjecter le mérite dans la carrière
La réforme ne s’est pas limitée à la paie.
Les promotions, les avancements d’échelons et les mises à la retraite – longtemps gelés – ont été relancés. Cette décision marque un tournant majeur. Elle remet en marche la mobilité interne et rétablit la logique du mérite, au sein d’une administration où l’inertie des carrières était devenue la norme.
L’État numérique en construction
Un chantier déterminant est celui de la digitalisation.
De nouveaux outils de gestion administrative ont été conçus pour réduire la lenteur bureaucratique et limiter les interférences humaines dans le traitement des dossiers. La modernisation numérique est progressive, mais elle marque un changement de paradigme : l’État congolais s’engage dans la transparence et l’efficacité.
Former pour transformer
En partenariat avec l’École Nationale d’Administration (ENA) et plusieurs institutions internationales, des programmes de renforcement des capacités ont été relancés. L’objectif est clair : produire un fonctionnaire mieux formé, plus compétent, capable de soutenir l’ambition de modernisation du pays.
Une réforme qui s’inscrit dans une vision présidentielle.
Ces transformations s’alignent sur l’axe de gouvernance promu par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo : réhabiliter l’autorité de l’État en commençant par son administration.
Le VPM Jean-Pierre Lihau aura contribué à remettre l’humain, le mérite et la transparence au centre du service public.
Sans être achevée, la réforme marque une direction.
Elle trace surtout une trajectoire : celle d’une administration plus moderne, responsable et capable d’accompagner l’évolution du pays.
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